Trier et dédoublonner avec gedit

Tout est dans le titre : gedit contient un greffon qui permet de :

  • trier les lignes d’un texte alphabétiquement (dans un sens ou dans l’autre)
  • supprimer les lignes en doublons

Le tri peut se faire sur la colonne de votre choix (on parle bien de colonne textuelle, ce n’est pas un tableur, les caractères séparateurs ne sont pas gérés non plus)

Attention toutefois, il n’est pas possible d’annuler une opération de tri.

Sympa de voir une telle fonctionnalité dans un éditeur aussi léger, ça peut éviter de lancer LibreOffice ;-)

Post installation de Fedora 15

Depuis quelques années sur Ubuntu, j’ai décidé de passer à Fedora, comme ça, pour voir autre chose. Cet article est uniquement dédié aux manips de post-installation que j’ai cru bon de faire pour avoir un système d’exploitation al dente.

1) L’installation se fait en anglais, impossible d’avoir une autre langue. Lorsque l’installation est terminée, l’interface est toujours en anglais, pour changer de langue il suffit d’aller dans le panneau de configuration des langues.

2) Installer et paramétrer gnome-tweak-tool, qui fournit une fenêtre de paramétrage supplémentaire à Gnome 3, comme par exemple :

- ajouter des boutons pour minimiser et agrandir une fenêtre (par défaut seul le bouton de fermeture est affiché)

- pouvoir afficher sur le bureau les fichiers qui y sont enregistrés (ceci dit, c’est une très bonne habitude de ne rien avoir sur son bureau, car en général c’est un véritable fourre-tout)

3) Impossible de faire la première mise à jour des programmes par l’IHM (du moins à l’époque où j’ai fait cette mise à jour). L’opération s’était soldée par un échec. Il a fallu le faire en ligne de commande : su - puis yum update

4) Installer le paquet numlockx pour activer le verrouillage du pavé numérique. yum install numlockx

Quelques informations supplémentaires sur le site de Fedora : http://doc.fedora-fr.org/wiki/Numlockx_:_Activer_le_clavier_num%C3%A9rique_au_d%C3%A9marrage

5) Installation de Flash Player. Attention, la procédure peut changer selon votre machine et votre navigateur. Plus d’informations sur le site de Fedora : http://doc.fedora-fr.org/wiki/Flash_:_installation_du_plugin_propri%C3%A9taire

En résumé, pour installer Flash Player pour une machine X86 et pour Firefox, exécuter les commandes suivantes :

yum install –nogpgcheck http://linuxdownload.adobe.com/adobe-release/adobe-release-i386-1.0-1.noarch.rpm

su -c ‘yum install –exclude= »AdobeReader\* » flash-plugin nspluginwrapper.x86_64 nspluginwrapper.i686 alsa-plugins-pulseaudio.i686′

6) Installer des gnome-shell-extension. Il y en a un certain nombre, qui permettent de modifier certains comportements de Gnome, comme par exemple :

- Afficher une option d’arrêt de l’ordinateur (elle n’y est pas par défaut)

- Pouvoir gérer des thèmes graphiques

Attention aux extensions que vous installez, elles sont encore jeunes pour la plupart, elles peuvent mal fonctionner ou être incompatibles (j’ai eu le cas).

7) C’est complètement contraire à l’orientation de Gnome 3, mais si vous voulez avoir une barre des tâches, vous pouvez installer tint2 (qui installe également tint2conf et tintwizard)

Note pour le 1er lancement :

- lancer tint2 (avant tint2conf, c’est important)

- lancer tint2conf (qui lance tintwizard, qui est en anglais)

- passer par gnome-session-properties pour lancer tint2 au démarrage

8 ) Ajout des rpm fusion (libres + non libres, à faire dans cet ordre), qui peuvent donner accès à un certain nombre de paquets pratiques

su -lc ‘yum install –nogpgcheck http://download1.rpmfusion.org/free/fedora/rpmfusion-free-release-stable.noarch.rpm’

su -lc ‘yum install –nogpgcheck http://download1.rpmfusion.org/nonfree/fedora/rpmfusion-nonfree-release-stable.noarch.rpm’

Plus d’infos à ce sujet sur le site de Fedora : http://doc.fedora-fr.org/wiki/D%C3%A9p%C3%B4t_RPM_Fusion

9) Eventuellement installer VLC. Cela permet d’installer en même temps plusieurs paquets permettant de lire plusieurs formats de fichiers, et cela débloque également des fonctions de rhythmbox

10) Pour ceux qui sont en multi-boot :

- C’est grub 1 qui est installé et non grub 2. La configuration est donc manuelle et est située dans /boot/grub/menu.lst

- Lancer system-config-date et décocher la case « UTC », cela permet que chaque système n’impose pas sa propre date chacun son tour.

Voilà. Il manque certainement d’autres choses, comme l’installation de java par exemple. Dans un prochain article je vous ferai part de mes impressions sur l’utilisation de Fedora 15 après quelques mois d’utilisation.

Faire fonctionner l’imprimante Samsung SCX-4200 sur Fedora 15

Hé ben je vous le dis tout de suite, on a connu plus simple ! Mais l’imprimante Samsung SCX-4200 fonctionne sur Fedora 15, c’est ce qui compte, et tout ça sans utiliser le pilote Samsung (puisqu’ils ne fournissent plus le pilote pour Linux sur leur site officiel)

Note : A priori cette procédure doit fonctionner pour toutes les imprimantes indiquées par SpliX

1) Téléchargez SpliX 2.0.0 sur http://splix.ap2c.org/

2) Décompressez SpliX, peu importe l’endroit

3) SpliX nécessite les paquets suivants, installez-les si nécessaire (c’est le cas sur une installation toute fraiche de Fedora 15) :

cups-devel

jbigkit-devel

gcc-c++

Sans ces paquets, vous aurez pas mal d’erreurs du style « PPDFile gna gna gna ».

4) SpliX 2.0.0 contient un bug, c’est pas de chance, heureusement il est dans un fichier pas encore compilé, vous pouvez donc effectuer la correction suivante : dans le fichier ppdfile.cpp du dossier src, il faut remplacer la ligne void PPDFile::Value::operator = (const PPDFile::Value::Value &val) par la ligne void PPDFile::Value::operator = (const PPDFile::Value &val)

5) En ligne de commande, placez-vous dans le dossier décompressé de SpliX

6) Exécutez la commande make (n’hésitez pas à lancer un make clean en cas d’erreur de manip)

7) Exécutez la commande sudo make install (si vous n’avez pas le droit d’exécuter cette commande, exécutez la commande su - pour passer root, puis exécutez make install dans le dossier décompressé de SpliX)

8 ) Ca y est, SpliX doit être installé correctement, la fin de l’installation doit indiquer « Everything is done! Have fun »

9) Exécutez la commande system-config-selinux (le chargement est assez long). Dans la rubrique « Etat », pour l’option « Mode de protection en vigueur », à la place de « Strict« , sélectionnez « Permissif« , puis fermez cette fenêtre de paramétrage. Note : au prochain redémarrage de votre machine, le mode repassera tout seul à « Strict », mais ce n’est pas grave pour notre procédure.

10) Connectez-vous à l’interface d’administration de Cups à l’adresse suivante :

http://localhost:631/admin

Attention, un identifiant / mot de passe est demandé. L’identifiant est root, et le mot de passe est le mot de passe de votre propre compte.

11) Cliquez sur le bouton « Add printer », et ô miracle, l’imprimante SCX-4200 doit apparaitre dans la liste des imprimantes ! Yiiiii, aaaah !

12) Continuez l’installation de l’imprimante, à l’étape de paramétrage de l’imprimante n’oubliez pas d’indiquer le format « A4″ à la place du format « Letter » par défaut.

Et voilà, en conclusion l’informatique c’est souvent de la grande bidouille :-)

Script de redimensionnement d’images en masse

Note du 26/01/2011 : La version 1.1 est sortie. Par rapport à la version 1.0, elle permet de gérer les fichiers dont le nom contient un espace.

Note du 29/05/2011 : Attention, les versions 1.0 et 1.1 ont une limitation : elles ne permettent pas de traiter des images qui sont dans un système de fichiers différent (par exemple si vous avez un second disque dur sous Windows)

Je me suis amusé à écrire un script de redimensionnement d’images en masse, pour Linux. Ce genre de script doit exister en mille exemplaires sur internet, mais bon !

Fonctionnalités :

  • Redimensionnement d’une ou plusieurs images
  • Paramétrage d’une largeur et d’une hauteur maxi à ne pas dépasser, en conservant le ratio
  • Paramétrage de la qualité de compression
  • Choix de la sortie (écrasement ou duplication avec un nom préfixé)
  • Se base sur le type mime pour ne traiter que les fichiers de type image
  • N’agrandit pas les images dont les dimensions sont inférieures aux dimensions choisies

Limitations des versions 1.0 et 1.1 :

  • Elle ne permettent pas de traiter des images qui sont dans un système de fichiers différent
  • Elles n’indiquent pas si la librairie imagemagick n’est pas installée

Pré-requis :

  • Les paquets zenity et imagemagick doivent être installés. Par défaut ils sont déjà installés sur Ubuntu (10.04)
  • Le script a été prévu pour Gnome (cf le dossier d’installation), mais sous KDE j’imagine que ça doit pouvoir se faire aussi

Installation :

  • Télécharger le script ici (clic droit, enregistrer sous)
  • Rendre le script exécutable si ce n’est pas déjà fait
  • Déposer le script dans le dossier $HOME/.gnome2/nautilus-scripts
  • Note : le script n’a pas d’extension, car sinon elle apparaitrait ensuite dans votre menu contextuel et ce n’est pas très joli. Vous pouvez même le renommer en « Redimensionner les images… »

Utilisation :

  • Sélectionner une ou plusieurs images
  • Clic-droit / Scripts / Redimensionner les images
  • Suivre les instructions

Si vous avez aimé mon script, n’hésitez pas à me contacter pour m’envoyer un gros chèque. Les tickets restaurant sont également acceptés.

zenity 2.30

L’outil du jour s’appelle Zenity. Il permet d’afficher des boites de dialogue GTK+ à partir de commandes simples. Comme il est écrit sur le site officiel, il appartient à la même famille que dialog, xdialog et cdialog, mais il surpasse tous ces projets en ayant un nom bien plus classe.

Zenity gère les boites de dialogue suivantes :

  • calendrier
  • saisie de texte
  • message d’erreur
  • message d’information
  • sélection de fichier
  • liste de choix
  • icône de notification
  • barre de progression
  • question
  • message d’avertissement
  • échelle
  • affichage de texte

Un petit coup de zenity -help fournissant une aide conséquente, je ne m’étendrai pas ici sur toutes les options possibles, mais voici quelques cas concrets, simples mais efficaces :

#!/bin/sh
 
# Liste
zenity --list --title="leloup.org" --text="Comment trouvez-vous leloup.org ?" --column="Appréciation" "Excellent" "Parfait" "Fantastique" "Divin"
 
# Echelle
zenity --scale --title="leloup.org" --text="Saisissez la qualité du site leloup.org" --value=95 --min-value=0 --max-value=100
 
# Notification
zenity --notification --text="Parlez de leloup.org autour de vous"
 
# Question
zenity --question --text="Allez-vous répondre 'non' à cette question ?"
 
# Barre de progression
(while [ ... ]; do
 # Traitement
 # ...
 # Calcul du pourcentage pour la barre de progression)
 pourcentage="..."
 # Texte à afficher, et pourcentage, à afficher dans la fenêtre de la barre de progression pour le traitement courant)
 echo "# nom du traitement en cours"
 echo "$pourcentage"
 shift
done
) | zenity --progress --text="leloup.org" --percentage=0 --auto-kill

Précision concernant la barre de progression : elle ne calcule pas la progression elle-même, elle ne fait qu’afficher une progression qui est calculée par vous-même à chaque itération. Pour transmettre un pourcentage quelconque à la barre de progression, il faut écrire echo « <nombre entre 0 et 100> » comme dans l’exemple. Pour calculer le pourcentage, tout dépend de votre problème !

Et voilà, il ne vous reste plus qu’à créer un script révolutionnaire à base de zenity